Sommaire

Les marins

Tous les navires construits avant 1996 contenaient d’énormes quantités d’amiante sous de multiples formes, apparentes (calorifugeages et flocage) ou masquées (peintures, revêtements de sol, colles,  joints, équipements de friction, aussières, etc.).

Il est impossible de « désamianter » totalement les grands navires.

Les marins embarqués sur les navires construits avant 1996, et jusqu’à leur désamiantage, ont TOUS été exposés avec un « Risque fort ».

La quasi-totalité des marins rayés des contrôles AVANT 1996 ignorent qu’ils ont été exposés aux poussières d’amiante.
L’immense majorité de ces marins, rayés des contrôles APRÈS 1996, ignorent qu’ils ont été exposés aux poussières d’amiante.
La Marine ne les a pas informés.

 

Les mécaniciens et les spécialités associées ont été les plus exposés.

Le système de ventilation des navires a pollué tous les locaux. « L’exposition environnementale » concerne donc TOUS les marins, y compris les appelés.

En fonction des circonstances, tous les marins ont pu être exposés aussi fortement que les mécaniciens.

Le risque de développer un cancer broncho-pulmonaire est considérablement aggravé par le tabagisme. Les facteurs de risque « Amiante » et « Tabagisme » ne s’additionnent pas, ils se multiplient.

La maladie peut se déclarer LONGTEMPS après l’exposition aux poussières d’amiante, parfois 20 à 40 ans, voire davantage, après celle-ci.

Les militaires des autres armées

Des dizaines de milliers de militaires des autres armées, et peut-être beaucoup plus, ont été exposés aux poussières d’amiante dans le cadre de leurs activités professionnelles :

  • les mécaniciens automobiles
  • les mécaniciens poids lourds et engins spécialisés
  • les mécaniciens et techniciens d’aéronefs
  • certains personnels de maintenance et de soutien technique

Jusqu’en 1996, les systèmes de freinage utilisaient des matériaux amiantés, essentiellement pour les plaquettes de freins.

L’usure des plaquettes générait d’importantes quantités de poussières d’amiante.

L’usage de la « soufflette » pour nettoyer les freins polluait TOUS les ateliers de réparation.

La dispersion des poussières dans les ateliers a pu être la cause d’une « exposition environnementale ».